The Moment I Said It

All at once, not a whisper, not a word



Une journée de moins parmi toutes celles que l'on traverse. Et une de plus d'appréciée. Le genre de journée où sur le coup, vous vous dites que l'ennui est mortel et qu'alors vous prenez des décisions plus ou moins grandes. Le genre de journée où la vie vous joue un tour et vous met sur la route de connaissances, plus ou moins anciennes, et où d'un coup vous êtes, le temps de quelques minutes, le reflet même tu temps qui passe. Pour le meilleur. Et pour le pire.

Wilson. On l'a trouvé dans le jardin du château alors qu'on quittait... si je le dis on le retiendra contre moi si procès il y a, alors pour que je m'en souvienne dans quelques années, je n'y ferai qu'une légère allusion : 't'as cassé les pieds à Jésus là...' -- comme petite allusion on aura vu plus subtil, je vous l'accorde, mais c'est le genre de phrase que j'ai envie de retenir -- et donc, en pleine nuit, après avoir sauté deux trois grilles et tenté d'escalader autant de toit, notre route a croisé celle de Wilson. On l'a gentiment recueilli, et depuis il vit chez Stéphanie. Deux jours que lui et nous passons les fins d'après midi au terrain de basket à faire quelques touchdowns, ce qui n'est pas sans amener une certaine nostalgie. Seulement, j'ai pensé que ce serait une bonne idée de le laisser chez Stef. Et dès la première soirée elle l'a oublié dans le jardin... Toute une nuit dans le froid, le jeune Wilson n'était plus le même au réveil. Il s'en remettra. Ce n'est qu'un ballon de basket après tout...

J'ai sûrement bien fait de repousser mon départ. Tellement de projets jusqu'à dimanche. A vrai dire, je n'ai pas tant de temps que ça pour étudier ici non plus. Vous pensez n'avoir gardé que peu de contact dans une ville et pourtant vous avez tous les jours quelqu'un à voir, quelque chose à faire, quelque événement à fêter... Sans que ce soit pour autant un lourd fardeau. Petite pensée au rats de laboratoire qui s'amusent sûrement en regardant Harry Potter, yopy yop yop à vous chers chérubains. Oh, j'aurai du préciser... Cet article n'est rien qu'un fouilli et un ramassis de phrases sans aucun rapport les unes avec les autres... Juste envie de faire une pause avant d'y retourner.

Samedi va tout déchirer, du moins on l'espère... Après tout on a tous les ingrédients des anciennes fêtes... Le danger en plus! D'ici là, Wilson aura bien grandi. Et Harry Potter aura fait de la place au télétubbies avec un peu de chance... Faut en profiter, on rentre Dimanche!
The Moment I Said It
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# Posté le mercredi 16 avril 2008 15:52

Within You

And you forgive me again, you're my one true friend



Est ce que les bonnes actions que l'on fait effacent forcément toutes les autres? Font elles de nous une meilleure personne aux yeux des autres? J'ai souvent du mal à en douter. Avoir une vision du monde si douce et si légère n'est pas quelque chose que j'ai toujours vécu. Pendant un temps, comme la plupart d'entre nous, je ne voyais que pourriture, mort et gâchi. Et pourtant, aujourd'hui, je ne changerai pas le monde qui s'offre à moi ces derniers temps. Ce serait un acte égoïste, laissant les guerres, la famine, la pauvreté, la corruption et autre maux qui malgré ce qu'on peut en dire nous entourent, mais c'est comme ça. Je commence à être fier de la personne que je deviens, de ce que j'entreprends, et pour la première fois, je me fous royalement de l'image que je renvois aux autres. Et si, à notre âge, le bonheur c'était ça?

Il y a un an. Je ne sais pas vraiment où j'étais en fait. Je sais que je me plaisais tout autant. Je commençais à tout recommencer justement. Deux mois plus tard, nous allions être diplômés, et tout ce qui importait, c'était de passer le plus clair de mon temps avec mes amis de promo, ceux que je savais, sans pour autant le désirer, que je ne reverrai que peu après cet été là. Les fêtes s'organisaient et, chaque matin quand le soleil se levait, c'était une aurore de moins à partager. Et pourtant, nous étions si bien, à parler des nuits entières dans un jardin. Si je pouvais remonter dans le temps, j'irai d'abord à la fête de passage en dernière année. Je profiterai encore plus de cette fête si je savais que nous allions attendre ensuite deux ans pour en refaire une tous ensemble. J'irai ensuite à cette soirée improvisée chez ces inconnus, et je serrerai fort ces deux demoiselles qui avaient partagé un bon nombre de galère avec moi. Mais on ne retourne pas dans le temps. Les erreurs du passé nous font avancer et c'est tant mieux. C'est pour ça qu'une bonne action peut toujours rattraper celles du passé.

L'inviter à cette fête n'a pas demander de courage ou même de pitié. J'ai juste pensé que c'était le bon moment de se comporter en bon être humain. Oublier les mots et les actions qui ont pu blesser. J'en ai fait aussi. Et s'il ne vient pas, c'est ainsi. Pardonner est si simple, je me demande parfois comment les gens peuvent supporter d'avoir tant de rancune, malgré le mal que l'on puisse leur avoir fait. La vie est tellement courte pour haïr ceux qui nous entourent. On perd tellement de temps à s'éviter quand il serait si simple de tirer un trait sur le passé.

Un sms qui donne le sourire, alors qu'il ne devrait pas. Tu vas t'en sortir. Ne t'en fais pas. J'ai eu envie de répondre. De te dire d'aller au lit maintenant, si tu ne voulais pas passer pour un abruti devant tous les autres, et qu'on en parlerait. Mais en fait, tout était si bien résumé dans un silence. On ne peut pas passer notre temps à se demander et si? On se reverra bien assez tôt, tu le réaliseras vite. Et en attendant, prends soin de ta vie et de ton plaisir, crois moi nos routes se croiseront plus vite que tu ne le crois. La vie est faite ainsi, on te donne des gens qui ont tellement de sens pour toi, tellement qu'on te les arrache quelques heures après. C'est la frustration même, j'en conviens. Mais crois moi, partir est souvent pour le mieux.

Un email qui redonne de l'espoir. Et si juin était en passe d'être l'un des meilleurs mois de cette année? Cette année a été tellement riche, je n'en reviens toujours pas du chemin que j'ai pu parcourir en seulement une dizaine de mois. Et il en reste tant à parcourir. J'ai souvent l'envie de ralentir les choses, de donner un bon coup de frein, parce que tout va vraiment trop vite. Et dans ces moments là, je me dis que je ne serai pas éternellement l'étudiant que je suis, parce qu'il appartient déjà au passé en étant mon présent. Et si le plus beau dans la vie, c'était l'incertitude du futur?

Ecoutant la voix de Ray Lamontagne, je ne me suis que très rarement senti aussi apaisé et insouciant quant aux questions sur l'avenir. Dans dix ans, je serai moi et je suis sûr que j'aimerai toujours autant l'être. On apprend tellement de choses sur la vie en apprenant sur soi, que parfois on aimerait juste en garder une part de mystère. Mais en fait, la clé du succès n'est elle pas de toujours savoir se réinventer?
Within You

# Posté le mardi 15 avril 2008 20:16

All Kinds of Times

I'm coming up only to hold you under





J'ai ouvert les yeux péniblement ce matin. Sortir d'un doux et délicieux rêve n'est pas la meilleure chose à faire à 10h. Et pourtant, une fois habitués à la lumière, mes yeux m'offrent le plus beau des spectacles. Sur ma peau se reflètent les rayons d'un soleil agréablement brûlant à travers le verre de la fenêtre, et dans le lit règne une luxueuse chaleur que je ne troquerai pour rien au monde. Au diable le rêve d'il y a quelques minutes, je profite de cet instant magnifique.

Est que pour changer il nous faut forcément des mois, voire des années. Est il réellement impossible de changer en une semaine, un jour, une heure? Et si, en fait, nous étions en perpétuel changement, surtout à notre âge? La semaine passée a été lourde en rebondissement, malgré ce que j'ai pu en dire. Entre une révélation qui se révèle finalement être une lourde divagation, des changements faits pour durer et beaucoup de questions, j'ai enfin fait le tri et je goûte en ce moment même à la plus belle des paix intérieures. Je suis capable d'en rire maintenant, mais il y a trois jours, je croyais encore que j'étais devenu capable d'aimer vraiment. Et que c'était vrai. Mais, heureusement, je faisais fausse route, ça n'était rien de plus que de l'attachement. Je ne suis pas prêt à aimer, et encore moins de cette façon. Et pourtant, cette expérience m'a apporté tellement de bonheur. Tellement de réconfort. Je ne pense pas que je me sentirai aussi bien si je n'avais pas réalisé que je n'aimais pas. Merci. Vraiment.

Il y a quelques semaines, une amie m'a dit que ma vie ne tournait qu'autour de l'alcool et du sexe. Avait elle tort? Pas totalement, je dois l'avouer. Seulement, je n'ai aucun problème avec mon mode de vie. Je fais la fête 24/7, j'ai des relations avec des filles en or, avec des filles un peu moins en or, si j'ai envie d'être stone je le suis et pourtant je réussis encore. Je n'apprendrai pas tant que je ne jouerai pas l'oiseau tombé du nid. Je me casserai les dents un jour, et pourtant je continue à faire le grand saut presque tous les soirs, parce que c'est qui je suis, c'est la façon dont j'aime vivre ma vie et si pour moi vivre passe par fête, alcool, drogue et sexe, ça n'est que mon problème. Je ne suis pas le premier à vivre ma vie de cette façon, et je ne serai sûrement pas le dernier. J'ai encore des amis avec qui je me sens vraiment bien, et c'est ce qui compte. Si je devais arrêter du jour au lendemain de vivre ma vie comme je le fais aujourd'hui, je le ferai. Parce que ce ne serait pas la première fois. Et je recommencerai. Ailleurs. Autrement. Mais pour le moment, je me plais où je suis.

Je pourrai être en prison pour un tas de charge après ces dernières semaines. Après ne serait ce que la nuit passée. Le plus marrant, c'est tout de même de le réaliser et de continuer à sourire. La prise de risque est tellement excitante, tant que l'on a rarement vu mieux. Et même si hier soir on a largement dépassé les limites de l'acceptable, on a pris notre pied. C'est une chose d'être lent, zen, et détaché en journée. C'en est une autre d'être une personne totalement différente une fois la nuit tombée. Incompatible? Je ne pense pas. J'ai appris à faire avec le fait que je ne serai jamais qu'une seule et même personne. Je m'adapte à l'environnement et aux personnes qui m'entourent. Même ici je ne cesse de me contredire et d'être différent d'une phrase à l'autre. Schizophrène? Il faut aussi savoir faire la part des choses...

Tout est tellement si simple au soleil. S'il fait beau lundi, croyez moi que je serai le premier à descendre les quatre étages et à marcher jusqu'au campus. A me poser sur cette table. A boire mon café. Et à vous regarder arriver. A vous écouter raconter vos vacances. A vous sourire et répondre à vos éclats de rire. A planifier toutes sortes d'escapades. A prendre un maximum de cliché. Parce que j'ai beau être incapable d'aimer pour le moment, je sais ce que c'est que d'avoir des gens autour de vous qui comptent beaucoup et qui participe et contribuent à votre bonheur.

All Kinds of Times

# Posté le mardi 15 avril 2008 07:09

Modifié le mardi 15 avril 2008 07:21

Endless Summer

It feels like paradize, the world is closing in









Cette nuit, ou plutôt très tôt ce matin, alors que j'étais sur la route avec des amis, rentrant d'une soirée en club plutôt réussie, je me suis surpris à rêver d'un nouveau monde. Un monde où les saisons ne feraient plus qu'une et où le soleil ne cesserait de briller que pour nous permettre d'allumer un feu sur une plage de sable fin. Dans ce monde, l'été n'aurait de fin. Un monde de paresseux? Peut être, toujours est il que tout ne serait que détente et amusement, loin des tâches d'ombres et des soucis qui collent si bien au quotidien de ce monde ci. Imaginez que chaque lever de soleil annonce cinq heures de sommeil sous le soleil et que, quand l'astre est au plus haut, vous ouvriez les yeux sur vos amis réunis autour des cendres de la fête de la veille. Que la première chose que vous feriez en vous réveillant serait de croiser le regard de cette jolie brune en maillot de bain, et qu'avec elle vous profitiez des vagues sans vous soucier du temps qu'il ne vous reste. Que quand le soleil commence à descendre à l'horizon, vous vous réunissiez tous à nouveau pour un autre bûcher autour duquel vous passerez une nuit de plus à danser. Faire votre jogging tous les jours pieds nus dans le sable. Les lunettes de soleil toujours de rigueur. Comment ne pas sourire rien qu'en y pensant?

Dans trois semaines j'effleurerai peut être ce nouveau monde, le temps d'un court séjour mais qui s'annonce déjà parfait. Prendre la route tous ensemble, partir en quelque sorte à l'aventure, le point de départ étant la fac et l'arrivée la plage. N'importe quelle étendue d'eau remuée par des vagues apaisantes et bordée par du sable fin. Courir jusqu'à en perdre haleine, tremper les pieds dans l'infini le temps de goûter à l'éternité. Puis s'assoir, ensemble, sur le sable. Mettre de la musique. Sortir quelques rafraichissements. Regarder le soleil se coucher et se sourire. Pour faire court, oublier que quelques jours après, tout ça sera fini. Oublier l'incertitude et le stress. Juste se reposer au soleil. Se laisser bercer par le bruit des vagues. Et refaire le monde à notre façon. Goûter à l'été un mois avant les autres.

La seule chose qui pourrait faire en sorte de gâcher le tableau, ce serait la pluie. Et encore, une petite pluie légère ne ferait pas de mal, non, je parle d'averses incessantes qui rendrait tout rayon de soleil inaccessible. Après tout, on partirait à l'aventure, peu importe ce qui peut nous tomber dessus, pas vrai?

Dans mon monde, l'été n'a pas de fin. Et le bonheur et la prospérité de limite. Et les nuages ne refroidiraient jamais l'atmosphère s'ils avaient connaissance du tort qu'ils font au plus bel astre autour d'eux.
Endless Summer
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# Posté le dimanche 13 avril 2008 19:05

Leavin'




I'll be there for you when the rain starts to fall


Peut être que la vie est courte. Peut être pas. Parfois, le temps d'une heure, elle nous semble plus longue que jamais. Vous savez ces moments où vous vous dites que ce sont les trente secondes les plus longues de votre vie. On en vit beaucoup. Et cependant, la vie est courte dans sa longévité. Pas courte dans l'espace temps, en fait si on y réfléchit. C'est surtout court par le fait que d'un moment à l'autre, tout peut s'arrêter. D'un coup net. Toujours est il qu'elle est assez longue pour que notre route croise celle de tant d'autres. Vos amis. Viennent. Partent. Certains restent. D'autres finissent par revenir. Mais après tout l'amitié, n'est ce pas de savoir apprendre à ouvrir son coeur au moment le plus opportun?

Il peut m'arriver d'être un ami au bout d'un certain temps. Comme de l'être en trente secondes. Et soudain les heures s'accélèrent, c'est un roller coaster qu'on voudrait ne jamais voir s'arrêter, une nuit devenant une seule et même heure. Quand je suis arrivé à l'université, ce qui m'a le plus surpris c'était le fait de voir que les gens viennent au départ pour étudier, de leur côté. Peu de relations entre les étudiants. Du moins jusqu'aux vacances de noël. Ensuite certaines personnes ont commencé à se rapprocher. Pour finalement devenir inséparable. Et maintenant, à la fac, ce qui gêne, ce sont les cours.

Tout est pardonnable en amitié? Avec le temps peut être. Seulement, la voie que l'on choisit nous éloigne parfois des personnes dont nous avons été proche pendant un temps. Pas sur le plan géographique, mais sur le plan personnel. Et parfois c'est peut être mieux ainsi. De toute façon, certaines personnes ne sont faites que pour rester un temps défini dans votre vie, puis vous vous émancipez et prenez une nouvelle voie. Et c'est ainsi.

Les meilleurs moments de cette année sont ceux passés avec ma famille Erasmus, mes très bons amis de l'université et mes anciens amis qui habitent toujours près de chez mes parents. C'est donc à tous mes amis que je dédie ce premier article, parce que sans eux je ne serai pas grand chose.

# Posté le vendredi 11 avril 2008 08:17