Turn my grieve to grace to remind me to find my own
Il fût un temps où chaque journée avait sa part de bonheur, un rayon de soleil inattendu, une visite improvisée, un sourire perdu. Il fût un temps où chaque matin je prenais le bus, à retrouver les mêmes visages au bout de la rue, à l'arrêt de bus, dans le bus, devant le lycée. Il fût un temps où les cours d'anglais entre sunnys valaient plus que toute autre chose. Il fût un temps où les repas au self du collège étaient animés par des championnats. Il fût un temps où j'adorais les samedis midis parce que je mangeais avec eux et c'était exceptionnel. Il fût un temps où nous avons commencé à nous séparer. Parce que l'habitude. Parce que la routine. Parce que nous sommes humains. Il fût un temps où la vie était simple.
Travail. Fête. Accidents. Prison. Orages. Voyages. Tabac. Café. Alcool. Défonce.
Le quotidien est mouvementé maintenant. L'ordre des choses loin d'être respecté. Ma mère m'a demandé d'arrêter la défonce. Elle le sait. Elle préfère que je stoppe maintenant. C'est marrant comme, une fois que l'on n'est plus entouré par les personnes qui ont fait votre quotidien pendant une dizaine de mois, que l'on se retrouve face à soi même, et rien d'autre, on se rend compte qu'on est alors différent de celui d'hier. L'enveloppe reste la même, pas l'état d'esprit. Et... Et merde je vais me mettre en retard pour le boulot!
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