Listen to me, One, Two, Three, Baby, Baby, Baby, Spend your time on me
Rarement j'ai atteint le quota de fatigue avec lequel j'ai décidé de me prendre trois jours de repos intensifs. Peut être même jamais. Sans le vouloir vraiment, ces derniers examens m'ont retourné, stressé, épuisé... Et passer trois jours à ne rien faire ou presque fût la meilleure des idées qui pouvait me venir. Ce n'est pas tant les examens qui m'ont retourné, c'est l'accumulation d'adieux, de départs, de questions et de futilités qui ont fait que là haut, bah ça a pas suivi quoi... Mais bon, on est vendredi, c'est la fête ce soir, c'est la fête demain, dimanche c'est la journée films/café/cigarettes/pizzas, lundi ce sera le dernier vrai jour de révisions et après mardi on décolle sur deux semaines à vivre PLEINEMENT, sans s'arrêter, même si fatigue, overdose et cellules grises demandent l'arrêt net et définitif.
On attendra ensuite, tous, avec plus ou moins d'impatience le 27, les résultats. Je n'ai toujours pas vraiment réalisé que cette journée allait, à sa façon, sceller un part de mon destin. J'entends par là que si le résultat est positif, je pars quelques semaines après vers un endroit parfaitement inconnu, si près de réaliser mes rêves. Si je me suis planté je reste ici un an de plus et ça n'est pas non plus la mort. Je ne ressentirai qu'une honte vis à vis de mes proches, et je n'aurai qu'une envie, celle de plumer un volatile nocturne aux volets fermés, juste pour me défouler. Mais tout le monde autour de moi s'accorde à dire que ça le fera. J'ai beau, en temps normal, déborder de trop de confiance en moi, quand on en vient aux moments showtimes, c'est de suite moins facile. Nous sommes le 6, je serai, de toute façon, fixé dans 19 jours. Ce qui semble à la fois trop long et pas assez. Preuve que j'y apporte quand même une certaine importance.
J'ai perdu mon pari contre moi même. Arrêter de fumer après deux mois intensifs n'est pas si aisé. D'ailleurs je continue. Pas que ça me détende vraiment, mais ça m'occupe. Et puis c'est vrai qu'après s'être sevré pendant deux jours, la première cigarette était un petit moment de bonheur. ACCRO. Rien que d'en parler m'a forcé à en fumer une... ACCRO vous dis je.
Et déjà les déménagements se font, je commencerai le mien bientôt, je ne sais pas comment je vais m'en sortir. C'est fou le nombre de futilités importantes que l'on entasse en un an seulement! De longues heures d'adieux ont déjà commencé et si vous voulez mon avis, on est loin de la fin. Mais on est aussi loin de la fin des retrouvailles.
"You'll be in my heart. No matter what they say. You'll be in my heart ALWAYS"