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Owning My Mistakes



And so it is, shorter story, no love nor glory, no hero in the sky




Certains ont passé leur vie à la recherche du bonheur, à tenter de comprendre la recette de ce sentiment qui nous fait tous sentir si bien, sans pour autant y jamais parvenir. Tout simplement parce qu'il n'est dans ce monde aucune recette pour faire que le bonheur soit toujours de mise. Parfois il tient à un film, à un livre. Deux expériences que j'ai moi même vécu. Il y a bientôt un an. C'est l'été, il fait chaud, je suis dans une belle maison dans le sud de la France. Pendant que tout le monde plonge dans la grande piscine, ou se ballade au son des grillons, je contemple la superbe bibliothèque. Tous ces ouvrages, ces classiques, ces pages à dévorer. Je jette mon dévolu sur le petit prince, tout heureux d'avoir enfin une occasion sans pareil pour le lire. Je m'installe à la fraicheur d'un salon, et commence à lire l'ouvrage. Une heure plus tard, je le referme, sans aucune sensation de bonheur ou de relâchement. Au contraire, ce livre m'a retourné, et presque douze mois plus tard je ne suis toujours pas remis du choc. Cependant, il demeure l'un de mes préférés, et je sais qu'il trouverait sa place dans n'importe quelle bibliothèque.

Il y a quelques mois. On ne peut pas se sentir au mieux tous les jours de la semaine des mois de l'année, n'est ce pas? Ce jour était un jour sans. On dit qu'il y a des jours avec et des jours sans, sans pour autant savoir ce qui a vraiment sa place à la fin de cette expression. Toujours est il que c'était définitivement un jour sans. Il est une heure avancée de la nuit, peut être entre une et deux heures, et on frappe à ma porte. J'ouvre donc, et accueille Mark, un ami anglais. On se lance un dvd, sans grande joie. Garden States. Comme pour le petit prince, cela faisait déjà des années que ma curiosité tentait de s'accaparer ce film. Chose faite. Et c'est le genre d'oeuvre qui sert à me donner le sourire pendant des jours.

On a parfois la sensation d'être impuissant face aux événements qui nous entourent, comme l'enfant qui ne veut pas que son goûter d'anniversaire prenne fin et fait tout pour retarder le départ des parents des invités. Rarement je me serai couché en me disant que c'est une bonne chose que cette journée prenne enfin un terme. D'aussi loin que je puisse me souvenir, je ne me souviens jamais avoir dit ça. Ce n'est pas impossible. Cependant, on a beau tenté de croquer chaque jour à pleine dent et de plus belle, on n'en demeure qu'un être humain basique, et personne ne se tient bien souvent loin de l'échec ou de la démission. On passe tous, sans aucune exception, par l'un de ces moments affreux où l'on pèse sans cesse le pour, le contre et le pour les contres. Ce moment où, dans le noir et votre lit, vous pensez avoir atteint l'autre bout du tunnel et souhaitez que demain ne soit pas, où vous affrontez la terrible vérité qui est que vous êtes un lâcheur. Puis, vient ce moment, sans raison apparente, où on vous sourit, on vous tend la main, on vous pousse vers la lumière et, aveuglé, il n'y a plus qu'une chose qui compte à vos yeux, et c'est bel et bien de vous déchirer et de donner le meilleur.

Et si en fait le bonheur c'était simplement un sourire. De vous. A vous.
Owning My Mistakes

# Posté le jeudi 22 mai 2008 09:34

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